Valorisation du biogaz

Le biogaz peut être utilisé selon plusieurs modes de valorisation. On distingue trois filières :

  • Energie thermique
  • Energie électrique
  • Biocarburant

Valorisation thermique

La chaleur de combustion du biogaz peut servir pour la production d’eau chaude, de vapeur à moyenne ou haute pression, ou bien dans des fours de procédés. La pression nécessaire pour l’alimentation des appareils au gaz est généralement faible : 20 à 100 mbar. D’une manière générale, les valorisations thermiques nécessitent des débouchés de proximité : il peut s’agir de consommateurs externes au site de production (industries, réseau de chaleur…) ou d’usages internes. Sur les stations d’épuration, une partie du biogaz produit est en général utilisé pour maintenir le digesteur à la température de fermentation (37 ou 55 °C). Cette consommation interne du procédé représente environ 15 à 30% de la production.

Valorisation électrique (avec ou sans cogénération)

Le biogaz peut alimenter un moteur à gaz (ou une turbine), qui produit de l’électricité. Lorsque l’électricité est produite seule, celle-ci est le plus souvent exportée via le réseau public. La cogénération produit de l’électricité et de la chaleur. La chaleur peut être utilisée partiellement  pour le chauffage des digesteurs et le reste peut servir à tout autre usage : séchage du digestat, séchage de foin, production d’eau chaude, alimentation d’un chauffage domestique. Dans le cas de la solution « moteur à biogaz »,  il nécessitera en principe une désulfuration et une déshydratation, dont les performances dépendront des spécifications des motoristes. Dans le cas de la solution turbine à vapeur, on peut se contenter d’un traitement par simple filtre dévésiculeur à l’entrée du surpresseur, de façon à enlever les particules en suspension dans le biogaz. La chaudière sera munie de tubes de fumée dont le matériau pourra résister aux fumées de biogaz, éventuellement à forte teneur en dioxyde de souffre, chlorures ou fluorures.

Le biogaz carburant

Assez répandue en Suède, la valorisation du biogaz sous forme de carburant automobile ne fait l’objet en France que de quelques installations pilotes en cours d’optimisation : Lille, Sonzay (près de Tours), Chambéry. Elle est destinée pour l’instant à l’alimentation des flottes captives de véhicules des collectivités locales : collecte des ordures ménagères, transport en commun ; son intérêt est à la fois économique et environnemental, compte tenu de la qualité des rejets des moteurs à gaz.

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